Ce briefing étudie les liens entre les cycles du conflit dans la République démocratique du Congo (RDC) et les pratiques de recrutement d’enfants par les Maï Maï (terme collectif désignant un ensemble de milices locales dans l’Est du pays). Le document affirme que les Maï Maï figurent parmi les recruteurs d’enfants les plus actifs et ont parfois bénéficié du soutien tacite des autorités congolaises. Il met en lumière les nombreuses atteintes aux droits humains dont sont victimes les garçons et les filles dans leurs rangs et attire l’attention sur les causes sous-jacentes de l’association d’enfants aux Maï Maï. Celles-ci incluent l’insécurité chronique qui sévit à l’Est, justifiant l’existence permanente de ces milices et poussant les enfants à les joindre pour se protéger. En outre, des conditions socioéconomiques précaires ont peu à offrir aux enfants et aux jeunes en matière d’opportunités ou d’alternatives à la vie dans une milice, et l’absence d’un Etat de droit signifie que le recrutement et l’utilisation d’enfants – qui constituent des crimes – sont commis en toute impunité. Dans ce contexte, le document avance que pour réduire la vulnérabilité des garçons et des filles à l’exploitation par les Maï Maï, et pour mettre un terme définitif au recrutement et re recrutement d’enfants par ces milices, il est nécessaire entre autres choses d’apporter aux enfants de réelles alternatives à l’enrôlement. Ce briefing propose des recommandations détaillées à l’intention des dirigeants Maï Maï, des autorités congolaises et de la communauté internationale pour changer réellement la situation.